^

Les 5 erreurs les plus courantes en SEO

Le référencement naturel est l’un des facteurs les plus importants en matière de marketing. Il s’appuie sur des techniques rédactionnelles et également sur des éléments techniques. Or l’aspect technique du référencement naturel est parfois négligé, quelquefois même par les “professionnels” du secteur.

Examinons ces erreurs. Il existe tout un éventail d’erreurs, nous ne les passerons pas toutes en revue, mais allons examiner les 5 plus fréquentes que nous rencontrons lorsque nous réalisons des audits de site. Elles ne sont pas classées par ordre d’importance.

 

1/ Pas assez de liens sortants

Il est une fausse idée, que “trop de liens sortants” nuisent à un bon référencement naturel.  Une mauvaise compréhension de la façon dont les moteurs de recherche fonctionnent peut conduire certains à croire qu’ils ne devraient jamais se lier à un autre site. Même s’il est vrai que l’algorithme de base de PageRank suggère cela, ce n’est pas aussi simplement que cela que les choses se déroulent  dans la réalité.

Un test complet réalisé par Reboot Online (dans la langue de Shakespeare) en 2016 démontre cela. Ils ont créé 10 sites avec un mot-clé  inutilisé, cinq comportaient des liens sortants autorisés et cinq non. Les cinq sites avec des liens sortants ont un meilleur classement que les sites sans liens.

Dans un article sur la  structure de PageRank par l’ancien employé de Google, Matt Cutts, mentionne «certaines parties de notre système encouragent les liens vers de bons sites», ce qui confirme l’idée que la liaison vers d’autres sites est importante.

Pour être tout à fait juste, les liens sortants ne sont pas «spécifiquement un facteur de classement», cependant ils «peuvent apporter de la valeur à votre contenu et peuvent être pertinents dans la recherche».  N’oubliez pas que le lien hypertexte est à la base du web 😉

 

2/ Mauvaise utilisation de l’attribut alt d’image

La plupart des webmasters connaissent l’attribut alt d’image en HTML, souvent appelé «balise alt». Cet attribut alt est destiné à fournir une alternative textuelle pour une image, lorsque  celle-ci ne peut pas être affichée. En clair, si l’utilisateur utilise un browser sans lecture des images, ou si le navigateur est incapable de charger l’image, ce dernier affiche le texte de l’attribut alt à la place de l’image. Cet attibut est censé être utilisé pour décrire l’image,  ce qui s’avère très utile pour les non-voyants par exemple.

Depuis la norme HTML5 l’attribut alt est obligatoire sur un tag image.

<img src="chemin/nomfichier.ext" alt="Ceci est la description de l'image">

Le problème est qu’une très grande partie des professionnels du référencement l’utilisent incorrectement. Ce que je veux dire, c’est qu’ils considèrent la balise alt comme s’il s’agissait d’une étiquette de mot-clé 🙁

Bien souvent, on peut constater que des sites qui contiennent des mots-clés dans leurs balises Alt d’image, n’ont peu ou rien à voir avec l’image elle-même. Même lorsque les mots-clés sont pertinents, ils ne fournissent pratiquement jamais les informations dont l’internaute aurait besoin s’ils ne pouvait pas voir ou charger l’image.

Il est considéré comme une bonne pratique  que le texte de l’attribut alt de l’image ne dépasse pas 100 caractères. Si la description est supérieure à cette limite, nous vous conseillons d’ajouter un lien sous la photo vers une description plus longue.

 

3/  Les méta-descriptions dupliquées ou/et manquantes

Je suis encore surpris du nombre important de sites que nous auditons (voir notre audit SEO gratuit)  qui ont un nombre important de méta-descriptions vides. C’est l’un des rares endroits où les moteurs de recherche vous permettent un contrôle presque complet, alors c’est vraiment bête de ne pas en profiter.

Un problème plus sournois est la méta-description en double voir plus encore. Nous le constatons très souvent sur les sites e-commerce où les méta-descriptions des fiches produits sont souvent dupliquées en de multiples exemplaires.  Cela provient du fait que bien souvent, le gestionnaire du site duplique une fiche produit existante pour créer un nouveau produit, et par faute de temps ou de connaissance ne change pas les méta-données de la fiche 🙁

Les méta-descriptions sont utilisées  à la place de l’extrait automatisé de Google, dans le résultat de recherche. Et même si l’extrait automatisé de Google est plutôt optimal, il est toujours préférable d’utiliser son propre texte  à un extrait conçu par un algorithme.

Exemple de résultat de recherche Google (SERP)
La méta-description est ici surlignée en jaune Google SERP

Il est donc préférable d’utiliser les méta-descriptions, mais il existe cependant des cas où il peut être judicieux de laisser la méta-description vide. Si si 😉

Dans le cas d’articles de blog conçus pour une longue traine,  les extraits automatiques de Google sont générés en fonction des mots clefs utilisés dans la recherche par l’utilisateur. Dans certains cas, cela signifie que l’extrait automatisé de Google peut être plus pertinent. En effet dans le cas d’un article utilisé pour la longue traine, il n’y a aucun moyen d’inclure toutes les expressions possibles qu’un utilisateur peut rechercher dans la méta-description. L’ajout d’une méta-description dans ce cas peut même s’avérer contre productif.

Comment déterminer quand utiliser ou pas la méta-description ?

Cela dépend principalement de la stratégie par mots-clés. Pour les pages très ciblées avec un sujet très clair, une méta-description personnalisée est probablement la meilleure solution. Pour les textes plus longs ou avec beaucoup de variante (longue traine),  ou dans les cas de contenu qui couvre un très grand nombre de sujets, il peut être pertinent de laisser la méta-description vide.

Il est important d’éviter les méta-descriptions trop courtes, ainsi que les méta-descriptions trop longues pour les moteurs de recherche. Une bonne pratique est d’utiliser entre 130 et 150 caractères. Cependant Google travaille en pixels et non pas en nombre de signes, vous pouvez utiliser notre simulateur de résultat de recherche Google pour ajuster vos textes.

 

4/ Mauvaise utilisation des liens sortants

Une erreur que l’on rencontre aussi assez souvent est l’utilisation de liens sortants dans la navigation principale sur l’ensemble du site, qui ne pointent ni vers un profil de réseaux sociaux, ni vers un sous domaine.

Du  point de vue de PageRank, les liens externes diluent l’autorité qui est transmise à votre propre site. Cela ne veut pas dire que vous ne devriez pas lier votre site à un d’autre, mais les liens sortants dans votre propre navigation sur le site aggravent les pertes en affectant chaque page.

La raison pour laquelle les liens externes dans la navigation principale peuvent être douteux, c’est qu’ils peuvent également être assimiler à du spam.

 

 

5/  Mauvais usage des titres et sous titres

Voici un grand classique que l’on rencontre très souvent avec les titres et sous-titres:

  • Utilisation de la balise H1 pour les sous-titres. La balise H1 est destinée au titre pour la page, l’utilisation de plus d’une occurrence  est à proscrire.
  • Utiliser les sous-titres de façon incohérente. C’est à dire ne pas respecter la hiérarchie de lecture. Commencer par une balises H3 sans utiliser les balises H2 par exemple.
  • Utilisation des tags H1, H2 etc. dans la navigation ou le menu principal.
  • Utilisation de gras dans le tag H1 ou dans les sous-titres, les sous-titres sont sémantiquement parlants, le fait d’utiliser du gras dedans peut être considéré comme de la sur-optimisation par Google.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.